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Règles du football : entre changements inutiles et bonnes idées

 

L’évolution des règles du football est sujet à débats, et ça l’a toujours été. Le Board, l’instance de la FIFA qui gère les règles du jeu, a récemment mis en place des évolutions. La dernière salve date de juin 2016. Mais rien qui va révolutionner le football ou donner des sueurs froides aux gens qui font des paris sportifs ! Tour rapide de ce qui a été fait et de ce qui pourrait être fait.

Ce que le Board a fait

Sanctionner la Paradinha

Différentes évolutions ont été mises en place depuis juin 2016. La sanction d’un carton jaune + coup franc pour l’équipe adverse en cas de paradinha, c’est-à-dire si je joueur arrête sa course lorsqu’il tire un pénalty. On parle bien d’arrêter et pas de ralentir.

Possibilité d’engager en arrière : la règle qui ne sert à rien

Lors de l’Euro 2016, une nouvelle règle a débarqué : l’engagement n’était plus obligé de se faire vers l’avant mais pouvait désormais se faire en arrière. La loi n°8 avait changé pour dire : « Le ballon doit clairement bouger pour être en jeu à chaque engagement ; il peut être botté dans n’importe quelle direction. » Tout le monde s’accorde pour dire que ce changement ne sert à rien. Le Board avait d’ailleurs donné des explications un peu maigres : « Ne pas imposer que le ballon soit joué vers l’avant au coup d’envoi permet d’éviter aux joueurs de l’équipe qui engage de se trouver dans la moitié de terrain adverse (ce qui n’est pas autorisé) pour recevoir le ballon. […] Cela évite de voir un joueur simplement toucher le ballon, puis prétendre ne pas avoir donné le coup d’envoi, ce qui est contraire à l’esprit du jeu.« . Tout comme l’instigateur de ce changement, David Elleray, ancien arbitre : « L’idée générale est de rendre le coup d’envoi, ainsi que tout engagement qui suit plus dynamique. »

Plus de triple peine

Actuellement, une action de jeu annihilée dans la surface de réparation, c’est pénalty + carton rouge + suspension automatique pour le match suivant. Ce qu’on appelle la triple peine. La FIFA a voulu assouplir ça en indiquant qu’un carton jaune pouvait suffire. « Si le gardien ou un défenseur dans la surface essaie d’aller au ballon, d’aller au duel, de manière correcte et fait la faute, il n’y aura pas de carton rouge, seulement un jaune », a commenté Gianni Infantino, le président de la Fifa.

Des règles qui auraient du sens

L’exclusion temporaire

Un joueur qui multiplie les fautes dangereuses ou d’anti-jeu, qui conteste les décisions des arbitres, peut sortir 10 minutes. Son comportement pénalise son équipe. On pourrait par exemple imaginer que deux sorties de 10 minutes sont admises dans un match, la 3e est définitive.

Augmenter le nombre de changements possibles

Les règles actuelles autorisent à 3 le nombre de changements lors d’un match de football. Autoriser des changements sur des périodes limitées apporterait plus de diversité dans le jeu, de sang frais, de nouvelles possibilité tactiques. Sur certaines compétitions la FIFA avait annoncé en juin 2016 qu’elle allait tester la possibilité de faire rentrer un 4e joueur lors de prolongations.

Interdire les obstructions défensives

Les obstructions sont sanctionnées au football, mais pas toutes. Celles qui ont lieu au milieu de terrain sont sifflées, mais celles qui sont commises par un défenseur pour protéger un ballon et le laisser filer en sortie de but ne le sont pas. L’arbitre considère que le joueur protège le ballon alors qu’en fait le joueur ne souhaite pas conserver le ballon la plupart du temps, mais le laisser sortir. Du coup, celui qui veut récupérer le ballon ne peut quasiment jamais y parvenir sans faire de faute. Alors même que la faute initiale est faite par le défenseur. Si ce genre de situation était remplacé par des coups-francs, le jeu offensif en serait favorisé et les défenseurs amenés à jouer plutôt qu’à mettre leur corps en opposition.

Changer le comportement lors des blessures ou simulations de blessures

Au football, la blessure peut être tactique. Un joueur qui reste au sol, ce sont tous ses coéquipiers qui arrêtent de jouer, quémandent que l’arbitre arrête le jeu, font pression sur l’équipe qui a la balle pour qu’elle mette le ballon en touche. C’est un frein au jeu et les joueurs ont une sale tendance à en abuser. Plusieurs changement de règles pourraient être envisagés. La première et la plus simple serait d’autoriser les soigneurs à rentrer sur la pelouse sur autorisation du 4e arbitre, sans que je jeu ne s’arrête. Le rugby parvient très bien à gérer ce genre de situations. Nul doute que si un joueur pénalise son équipe en restant au sol, il risque de moins abuser de la situation. Si la situation du joueur s’annonce vraiment critique, les soigneurs peuvent alors solliciter le 4 arbitre qui signale alors à son collègue du centre d’interrompre le jeu.

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